Suite à ma chronique du premier tome de la confrérie des mages ici : 

La Confrérie des Mages - Tome 1: Perception - Emmanuelle Ferré - Mes Chroniques Littéraires - Le blog d une passionnée de lecture

Les habitants de la contrée des Bocages Mauves mènent une vie paisible jusqu'au jour où ils sont la cible d'étranges agressions. Pillages, enlèvements, rien ne semble arrêter des hordes entières d'individus à peine humains. Pour Sachairi Correnaigh, l'Administrateur qui dirige cette contrée, une aide extérieure s'impose.

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Je vous invite à découvrir le parcours d'Emmanuelle Ferré que je remercie d'avoir accepté de participer à cette interview très enrichissante.

 

Interview - Emmanuelle Ferré Ecrivaine

-Vos Adresses

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1-Parlez-nous un peu de vous ? Qu'est-ce qui vous a donné l'envie d’écrire ?

J’ai toujours été attirée par la lecture. Ma mère lisait beaucoup et m’a transmis le goût des mots, entretenu année après année par mes professeurs de français.


D’un autre côté il y a l’imaginaire… Toujours présent, parfois envahissant, et pourtant sans mes douces rêveries je me sentirai perdue ! Carcassonne, ma ville natale, m’a insufflé une autre passion, celle de l’histoire et de l’époque médiévale.

Carcassonne, Cité Médiévale

C’est avec la poésie, la musique, le dessin que j’ai d’abord ressenti le besoin de m’exprimer. Quelques histoires dans un univers fantastique ont émergé, puis des romans plus construits. J’en ai ébauché quelques-uns, sans jamais aller au bout. Les études et les projets professionnels ont toujours pris le dessus. Jusqu’au jour où…

Engagée en faveur de la protection de l’environnement, j’ai suivi des études de biologie. Mes diplômes en poche je m’installe à Nantes, une ville à l’empreinte culturelle très forte. Un été l’imaginaire a brusquement refait surface et en l’espace de quelques semaines les bases de la Confrérie des Mages étaient posées. J’étais littéralement happée par ce monde médiéval saupoudré de magie, l’intrigue, les personnages. Cette fois je savais que j’irai jusqu’au point final…

 

2-Avez-vous un genre particulier ? Et pourquoi ?

Je n’en ai pas ! J’aime lire, point. Je suis donc incapable de m’arrêter à un genre bien précis. Heureusement ! Sinon je passerai à côté de bons moments de lecture. J’ai eu une longue période autour de la littérature française, mes amours de jeunesse comme je les appelle : Daniel Pennac, Romain Gary, Alexandre Dumas, Georges Sand et tant d’autres. Puis je me suis tournée vers les classiques anglais en lisant notamment Sir Arthur Conan Doyle (Le Monde Perdu, Sherlock Holmes), Mary Shelley (Frankenstein).

La littérature étrangère regorge d’auteurs fabuleux, en Chine, au Japon, dans les pays du Maghreb. Plus tard je découvrais Shan Sa (La joueuse de go, Impératrice), Dai Sijie (Balzac et la petite tailleuse chinoise), Alaa El Aswany (L’immeuble Yacoubian, Chicago). Ma phase exotique !

Le fantastique est venu mettre son grain de sel avec en particulier Anne Rice et ses chroniques des vampires. Le genre battait son plein avec l’essor de la fantasy mais je me suis vite lassée ! Je trouvais dans mes lectures suivantes un manque d’originalité détonant et beaucoup de stéréotypes sexistes.

Puis grâce à l’écriture j’ai rencontré de nombreux auteurs, principalement sur les réseaux sociaux, qui s’éloignent de ce parcours conventionnel. Mon intérêt pour le fantastique et en particulier la fantasy est très vite revenu !

3-Quelles ont été vos sources d’inspirations ?


Un voyage en Écosse a été le déclencheur de toute cette aventure… Inspirée par l’aura de mystère qui entoure les villes écossaises, une nature brute et sauvage, j’écrivais sur place les huit premiers chapitres du tome 1, Perception. À mon retour l’univers était en place, l’histoire pouvait continuer.

                                                        

 

 

Lochs et paysages verdoyants d’Écosse

 

J’ai ensuite une écriture très intuitive, je m’imprègne de tout ce que mon instinct me souffle à l’oreille : un souvenir, un instant fugace du quotidien, un sujet qui me touche… J’ai par exemple visionné plusieurs reportages sur le sort des enfants soldats et leurs traumatismes de guerre. C’est un sujet sensible qui m’a beaucoup émue. J’en ai fait un élément clé du premier tome avec le personnage d’Alistair, plongé de force dans la violence de la guerre à seulement neuf ans. Il faudra attendre le sixième et dernier volet pour qu’il obtienne enfin toutes les réponses sur cette sombre période et qu’il puisse achever son processus de résilience… D’ailleurs, l’intuition est une caractéristique très forte chez ce même personnage !

 

4-Combien de temps passez-vous à écrire un livre ?

Le premier jet vient souvent très vite car écrit d’une traite. Mais il faut compter ensuite de nombreuses heures de relecture, réécriture, corrections… Par exemple il m’a fallu neuf mois pour écrire les deux premiers tomes de la saga.

 

5-Qu'avez-vous écrit et publié jusqu'à maintenant ?

Pour l’instant, uniquement La Confrérie des Mages. D’autres projets suivront une fois que les six volets seront édités, ou du moins finalisés en terme de production.

 

6-Comment avez-vous procédé pour publier votre livre ?

J’ai suivi le parcours classique, j’imagine, en démarchant les éditeurs dont la ligne éditoriale pouvait correspondre à l’univers médiéval imaginaire de La Confrérie des Mages. C’est en étoffant mon réseau au fil des rencontres littéraires que j’ai découvert Lire 2 Lire puis tenté ma chance, attirée par le projet d’accompagnement que proposait cet éditeur.

 

7-Êtes-vous sensible à la critique littéraire ? Comment le prenez-vous ?

Sensible, oui. Le but de l’écriture est de partager une histoire intime, personnelle. Je ne prends pas à la légère les chroniques et les retours de lecture. J’ai besoin d’avis constructifs et objectifs, en gardant à l’esprit qu’un ressenti est toujours personnel. Je suis avant tout une grande lectrice, donc il est facile d’inverser les rôles.

 

8-Quels sont vos auteurs préférés ?


Je rejoins ma réponse précédente, je n’en ai pas ! J’ai surtout en tête des lectures qui m’ont beaucoup éclairée : La promesse de l’aube, Les Cerfs-volants (Romain Gary), Le Comte de Monte-Cristo (Alexandre Dumas), La nuit des temps (René Barjavel) et surtout la saga magistrale Le Clan des Otori de Lian Hearn, beaucoup plus proche de ce que j’écris. Elle se situe dans un japon féodal imaginaire décrit avec poésie et finesse, un style que j’aime tout particulièrement !

 

9-Quels conseils donneriez-vous à une personne souhaitant écrire un livre ?

D’abord écrire pour soi-même. Le temps du partage vient ensuite, avec ses proches, ou bien dans le but d’en faire un projet professionnel, un choix qui demande mûre réflexion. La seconde option n’est pas impossible, il faut s’armer de patience, beaucoup de patience. Ne jamais perdre de vue la finalité de l’écriture, nous enrichir, nos lecteurs et nous… intérieurement !

 

10-Je vous laisse terminer...A vous le dernier mot !

Avec la Confrérie des Mages mon objectif était d’ouvrir la fantasy aux lecteurs qui ne sont habituellement pas attirés par ce genre littéraire. Je voulais construire un récit en des temps médiévaux reculés, un roman d’aventure avec comme fil conducteur la magie. Une lecture qui fait voyager physiquement mais aussi intérieurement. Un voyage qui reste agréable du début jusqu’à la fin.

Pari réussi ? À vous, lecteurs, de juger !