Quatrième de couverture :

La Fin est l’histoire de William, un homme de 38 ans qui souffre. Un professeur. Alors il écrit. La fin est un premier roman dérangeant, vertigineux, un roman malade, un roman en deux faces qui, brouillant nos perceptions et nos certitudes, mise sur l’intelligence et le ressenti du lecteur. Dans un style très assuré, le cocktail détonnant — et follement original — que l’auteur a préparé mêle le récit cru, hilarant et dérangeant de la sexualité de William, la novlangue d’un capitalisme managérial éco-socio-responsable, les références d’une adolescence nineties et d’une jeunesse qui résiste à se dissoudre ; l’itinéraire passera par la série Game Of Thrones, l’Islande, la Croatie, le groupe Oasis, Stanley Kubrick, David Bowie — entre autres — le tout hanté par une Éducation nationale aussi névrosée que les personnages qui peuplent cette quête d’un amour perdu ou (re) trouvé. En nous narrant un passé qui a ou aurait pu être vécu dans lequel les différents acteurs des irrépressibles douleurs — et espoirs — se superposent, la face A nous met face aux pièces de ce mystérieux et passionnant puzzle qu’est La Fin. La face b entraînera le lecteur au cœur du réacteur de la folie. Elle sortira lorsque l’hiver aura pris fin.

 

Mon avis:

Il y a quelques jours, une belle réception est arrivée à bord plus précisément au Liban avec les deux exemplaires de Marius William La fin (Face A : La malveillance) et La fin (Face B : La bienveillance).

Merci pour la confiance accordée.

Dans un premier temps, c’est avec bien sûr le premier tome qu’il est question dans cette chronique.

Il convient de préciser que ce roman s’adresse à un public averti.

Une première de couverture assez basique qui représente peut-être le bout du tunnel…, un titre qui pique la curiosité pour terminer avec un plat verso assez explosif lequel promet visiblement un ensemble de thématiques intéressantes et actuelles. De quoi inciter le lecteur à vouloir s’y mettre rapidement.

La Fin (face A La Malveillance) - Marius William

La fin (Face A : La malveillance) est une invitation à un Rallye livresque qui se lit à une cadence plutôt rythmée, qui freine sa vitesse de temps à autre sur sa frénésie de l’amour pour bondir sur des références de cinéma, de musique allant jusqu’à évoquer l’éducation nationale et même les réseaux sociaux, etc. Je pense que tout lecteur pourrait s’y retrouver avec un brin de nostalgie à soi, il y a de quoi de valser entre les pages et de quoi se projeter dans une cinémathèque. Une riche variante y est exposée…

En de courts chapitres ou plus ou moins longs, une page s’ouvre pour nous faire tressaillir et une autre se referme pour nous faire réfléchir, et ceci avec un pavé de plus 450 pages .

Marius William écrit en toute transparence sur la sexualité, sans aucune once de pudeur au risque de choquer, déstabiliser voir répugner le lecteur, mais c’est du William tout simplement en toute franchise, sans détour. Il faut juste comprendre le pourquoi de cette écriture à cœur et corps ouvert avec tout ce qu’un homme peut ressentir que ce soit de la hargne, rage, mais aussi de la douceur et humilité lesquelles trahissent son désarroi .

D’une cadence assez tonique à croire qu’on sombre avec William dans la folie tant sa plume atteint son paroxysme tantôt délicate et tantôt limite vulgaire voir bestial et répétive , déposant des MOTS et des MAUX pour ressortir sa souffrance et sa détresse tout comme sa jouissance et le plaisir qu’il en décuple parfois lors de ses rencontres.

C’est une torture qui le vide de son intérieur, un mal-être puissant, un tourbillon de pensées confuses, parasitaires qui se dévoilent nous laissant paralysés dans certains passages ne sachant que penser…

Ce livre est une palette de ressentis de toutes sortes, aucune raison de les citer à vous de les découvrir avec William Marius à la plume bien maitrisée pour un récit aussi tourbillonnant.

C’est un roman assez particulier qui s’amuse à nous dérouter, perturber, avec un partage de tendances cinémagraphiques ou musicales, mais à en rire également, car Marius William a pensé à TOUT.

S'il vous tente , c'est par ici :La Fin: (face A : La Malveillance) 

 

À très vite pour le second avis lecture !