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Karim

Instagram : @karimrhayem

 

1-Parlez-nous un peu de vous ?

Je m’appelle Karim Rhayem, je suis né à Beyrouth, Liban en 1999. Je suis un jeune auteur libanais de 20 ans ; passionné d’écriture, de lecture, de musique, de photographie, et de sciences.

 

2-Qu'est-ce qui vous a donné l'envie d’écrire ?

Depuis ma plus tendre enfance, j’ai grandi loin des occupations habituelles des enfants de mon âge, et je me suis vite rapproché de la lecture. Les aventures de Tintin de Hergé m’ont grandement influencé, ainsi que les chroniques Harry Potter de J.K. Rowling. Alors que ces œuvres phénoménales ont déclenché ma passion de la lecture ; ma passion d’écriture est apparue vers l’âge de quatorze ans, quand je découvris les nouvelles fantastiques de Maupassant. L’idée que je puisse créer mon propre monde, mes propres personnages, ainsi que leur psychologie, leur physique ; mais surtout une histoire dont je fantasme et dont je crée chaque évènement minime, m’attira fortement et m’encouragea à porter la plume.

 

3-Avez-vous un genre particulier ? Et pourquoi ?

Mes deux livres publiés abordent des nouvelles et des poèmes. Il est vrai que les nouvelles me permettent d’exprimer une certaine idée sociale ou culturelle que j’ai, surtout que la plupart de mes nouvelles ne sont qu’allégoriques pour des thématiques plus approfondies. Cependant, je préfère m’exprimer par la poésie : j’y trouve un réconfort intime et unique. Les poèmes me permettent de m’exprimer de manière rapide, mais pleine d’images, d’esthétique, et d’une musicalité qui ne fait que renforcer les messages que j’essaie de transmettre par mes poèmes ; qu’ils soient politiques, sociaux, existentiels, ou tout simplement descriptifs.

 

4-Quelles ont été vos sources d’inspirations ?

Depuis toujours, ma source d’inspiration principale est la lecture elle-même. En effet, elle déclenche en moi un sentiment unique : quand je lis un poème ou un roman bien écrit et pensé, quelque chose en moi est poussé à écrire pour imiter, voire surpasser le talent de l’auteur en question. De plus, pour les images et les métaphores que j’utilise dans l’écrasante majorité du temps, l’inspiration principale est plus artistique et réside en la musique et les films. Des artistes comme Lana Del Rey, des metteurs en scène comme Christopher Nolan, et surtout des compositeurs comme Debussy dépeignent des images si vivides et réalistes, que ce soit par la musique ou le visuel, encourageant ma pensée à dériver dans le monde du surréalisme rêveur pour y pêcher des images convenables au message que je veuille transmettre.

 

5-Combien de temps passez-vous à écrire un livre ?

L’idée de temps dépend de plusieurs facteurs : ma vie personnelle et académique en tant qu’occupations routinières, mon taux d’inspiration et d’ambition, mais surtout la complexité du travail. En général, un livre me prend un à deux ans d’écriture, puis quelques mois de changements et d’éditions continus pour vraiment construire l’ensemble de façon équivalente à l’image et aux intentions de l’œuvre et de ma vision initiale.

 

6-Qu'avez-vous écrit et publié jusqu'à maintenant ?

J’ai publié mon premier livre en 2016. Intitulé « Amour et Vengeance », ce recueil de neuf nouvelles, certaines fantastiques et d’autres réalistes, souligne différentes facettes de l’amour, mais aussi certains fléaux de notre société moderne, ainsi que ma vision de l’Homme.

Mon second livre, « Nyctophilia » publié en 2018, est plus invasif de mes idées et convictions personnelles. En effet, le titre reflète mon attraction artistique et mon inspiration envers la lune et la nuit ; mais surtout les sujets considérés tabous par notre société qui tend les laisser à l’écart, dans l’ombre de la nuit, mais que j’essaie à travers ce recueil de quarante-quatre poèmes, de passer à la lumière par ma plume. Divisé en quatre parties et suivant un ordre chronologique particulier, ce recueil discute des sujets variables, surtout les droits de la femme, l’amour, la peur, la haine, la mort et la vie, l’idée de bien et de mal ; bref, tous les sentiments et toutes les situations auxquelles l’être humain se trouve confronté durant sa vie quotidienne.

 

7-Comment avez-vous procédé pour publier votre livre ?

A l’âge de seize ans, j’ai amassé une petite tasse de certaines nouvelles que j’avais écrites au fil des années pour m’exprimer et passer mon temps. Remarquant qu’un fil connecteur les unissait et qu’une véritable thématique s’imposait, ma chère tante Pr. Mireille Issa m’encouragea à finaliser le recueil naissant, puis de contacter des maisons d’édition pour leur présenter le travail. Son aide m’est précieuse et ses conseils cruciaux, je tiens donc à la remercier pour son support continu. Ainsi, je contactai entre autres les Editions Antoine qui ont choisi mon livre. Alors commença le travail d’édition, de réécriture, puis de choisir la couverture, le fond, et d’autres détails techniques.

Deux ans après la publication d’Amour et Vengeance, vint Nyctophilia ; mes collègues à la Librairie Antoine ont facilement accepté le manuscrit suite à note expérience passée et le professionnalisme du travail, et ainsi naquit mon second livre. Chacun des livres fut accompagné d’une signature au Salon du Livre Francophone de Beyrouth au BIEL, en Septembre 2016 et 2018 respectivement.

 

8-Êtes-vous sensible à la critique littéraire ? Comment le prenez-vous ?

La critique littéraire est obligatoire pour le succès d’un travail. Personnellement, j’apprécie ces critiques, surtout si elles sont constructives. En effet, je demande toujours à mes lecteurs de ne pas me dire ce qu’ils ont aimé dans mes écrits, mais plutôt ce qu’ils y changeraient. De cette façon, l’écrivain peut évoluer et s’améliorer, et s’adapter aux demandes des lecteurs tout en restant honnête avec ses idées et principes. Les critiques basées sur des commentaires négatifs sans fond ne sont plus des critiques, mais des façons d’aveuglement détériorer les efforts d’un auteur au détriment du livre en question.

 

9-Quels sont vos auteurs préférés ?

Concernant romans et nouvelles, Guy de Maupassant est mon inspiration ultime. En effet, la façon dont il développe une histoire, mais surtout son exploration de la psychologie de ses personnages, entraine le lecteur dans un monde dont l’expertise est si superbe que j’espère l’esquisser un jour.

En termes de poésie, Guillaume Apollinaire est mon poète préféré. Ainsi, le mouvement Surréaliste – et celui du Dada – m’ont incroyablement influencé, que ce soit par la forme des vers libres, mais aussi par le fond de l’expression inconditionnelle du soi et de ses pensées et émotions, par des images et des figures de style automatiques qui laissent à l’auteur la liberté de s’exprimer, et au lecteur la liberté d’interprétation.

 

10-Quels conseils donneriez-vous à une personne souhaitant écrire un livre ?

Pour moi, l’écriture n’a pas comme finalité la publication mais plutôt l’expression de soi. C’est une façon de se défouler et de comprendre les émotions et les dilemmes par lesquels nous passons ; nombreux sont les écrits que je ne note pour personne que moi-même.

Mais si quelqu’un souhaite publier pour disséminer ses idéologies ou exposer une nouvelle théorie, mon conseil serait de rester authentique, d’écrire comme si nous nous lisions nous-mêmes pour la première fois, et de ne jamais baisser les bras. Le « non » d’une certaine maison d’éditions n’est qu’une porte fermée, mais plusieurs autres restent ouvertes.

11-Je vous laisse terminer...A vous le dernier mot !

Il serait peut-être judicieux de conclure par une information intéressante. En effet, je suis en cours de préparer mon troisième livre, qui sera très différent de ses prédécesseurs, en fond et en forme ; mais son impact sera certainement plus important puisqu’il met l’accent sur une polémique socio-culturelle chère à mon cœur.

Merci de m’avoir donné cette plateforme pour m’exprimer, et bonne continuation.

Finalement, j’encourage toutes les lectrices et tous les lecteurs à s’exprimer, rêver, critiquer ; que ce soit par l’écriture ou par n’importe quelle forme d’art, car de nos jours, l’art se perd.