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1-Parlez-nous un peu de vous ?


Je suis d’origine russe, je suis née et j’ai grandi en Belgique. À l’âge de 19 ans, j’ai quitté mon foyer provincial pour « rouler ma bosse » à Bruxelles. Cinq années plus tard, je partais sans me retourner pour Genève. J’ai très souvent déménagé (27 fois en moins de 50 ans d’existence) et exploré parfois des contrées lointaines dans une quête inlassable de trouver ma place. C’est chose faite depuis bientôt deux ans. Je me suis installée au Royaume-Uni, ma patrie de coeur et plus précisément dans la magnifique et magique cité universitaire d’Oxford, berceau d’Alice au Pays des Merveilles et de Harry Potter, pour ne citer qu’eux.


J’ai expérimenté beaucoup de petits boulots tous domaines confondus puis j’ai exercé pendant 15 ans en tant que thérapeute holistique, mettant mon don inné de guérisseuse au service des personnes qui me consultaient. J’ai cessé mon activité professionnelle il y a quatre ans pour accompagner l’homme qui partage ma vie et qui était à l’époque condamné par la médecine. Aujourd’hui, alors qu’il est sauvé et continue à se reconstruire jour après jour, je me consacre totalement à ma passion de l’écriture.

 

2-Qu'est-ce qui vous a donné l'envie d’écrire ?


D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été passionnée par les lettres de l’alphabet qui une fois assemblées formaient des mots et puis les mots mis bout à bout formaient des phrases et les phrases collées les unes aux autres devenaient des histoires. Pour moi, cela avait quelque chose qui tenait un peu de la magie. J’ai appris très tôt à lire et à écrire, naturellement, sans que l’on me stimule ou me force à le faire. Mon imaginaire étant foisonnant, j’ai commencé à me raconter des histoires que je partageais parfois avec d’autres. À plusieurs reprises, je me suis entendu dire : « Tu devrais écrire des livres ». Seul mon père désapprouvait car selon lui, devenir un auteur ne me permettrait jamais de payer mes factures et d’avoir une vie décente. J’ai donc mis cette passion de côté pendant de nombreuses années jusqu’au jour où...

 

3-Avez-vous un genre particulier ? Et pourquoi ?


En terme de contenu, je tiens un journal intime depuis de très nombreuses années et certains extraits de celui-ci alimentent mes récits par la suite. J’aime beaucoup aussi les nouvelles, parce que cela va vite, parce que c’est condensé et parce que la chute est surprenante. Et puis, j’ai commencé à mettre à plat mon premier roman autobiographique qui est le développement d’un carnet de voyage. Je me suis moi-même surprise lorsqu’au final le manuscrit corrigé et envoyé à l’impression faisait plus de 400 pages. Enfin, j’écris aussi un peu de poésie.


Si l’on parle par contre du genre en tant que registre, mes deux premiers romans sont 100 % autobiographiques. Maintenant qu’ils sont édités, je me laisse naturellement glisser vers l’autofiction, le fantastique et le merveilleux. Dans un autre registre et sous une autre identité (un pseudonyme), j’ai déjà commencé la rédaction de plusieurs thrillers qui seront publiés le moment venu.

 

4-Quelles ont été vos sources d’inspirations ?


Ma première source d’inspiration est la vie et tout ce que mon imagination construit lorsque je rencontre un passant, lorsque je vois une plume d’oiseau sur le sol, lorsque les gouttes de pluie s’écrasent sur les vitres, lorsque j’entends le rire d’un enfant ou que je savoure le calme de la nature. Mais je suis également une grande observatrice de la société qui m’entoure et de l’incohérence des comportements humains. Je suis passionnée par la psychologie, la sociologie, l’histoire et les nombreuses dimensions qui se cachent dans le subconscient de chacun ainsi que dans l’inconscient collectif.


Je crois aussi que tous les livres que j’ai lus m’ont également inspirée. J’ai lu beaucoup et absolument de tout. Enfant, j’ai dévoré la Comtesse de Ségur et tous les livres des bibliothèques rose et verte. Puis, je me suis attaquée aux « classiques » : La Fontaine, Balzac, Stendhal, Hugo, Maupassant, Zola, Proust, Flaubert, Gide, Vian, Barjavel, Simenon mais aussi Jules Verne, Alexandre Soljenitsyne, Gilbert Cesbron et tant d’autres encore. Une fois que j’ai eu mon diplôme d’humanités supérieures (l’équivalent du BAC) et que je me suis éloignée de la surveillance parentale, j’ai eu ma période Stephen King. Je savourais mon plaisir à me faire peur à la lecture de Shining, de Misery ou de Cimetière. Par la suite, j’ai découvert Anna Gavalda, Claudie Gallay, Fred Vargas, Maxime Chattam, Patricia Cornwell, Jean-Christophe Grangé, Gilles Legardinier, etc.
Suite à un burn-out et pendant près de dix ans, je n’ai quasiment plus touché aux livres. Mon cerveau avait besoin de se reposer. Et du coup, maintenant que je vais mieux, j’écris plus que je ne lis.

 

5-Combien de temps passez-vous à écrire un livre ?


Eh bien tout dépend du livre et surtout de ma disposition dans l’instant. J’aime les nouvelles car lorsque j’en commence une, je la termine en quelques heures et je peux ainsi rapidement passer à autre chose. Pour les romans, c’est différent car c’est plus long et laborieux. Il faut commencer, développer, y revenir, vérifier la cohérence du récit sur la durée et cela m’ennuie rapidement. C’est pour cela que j’ai plus de vingt livres qui sont commencés, en même temps, et je passe de l’un à l’autre en fonction de mon humeur et de mon envie du jour. Difficile alors d’estimer combien de temps je mets entre l’idée de départ et le manuscrit terminé et corrigé, prêt à être publié. Et puis, certains jours, j’écris plusieurs heures durant et d’autres, pas du tout. Je suis un savant mélange d’intuition, d’instinct et d’imagination, je fais donc les choses quand je le sens sans aucune cohérence pré-établie et figée.

 

6-Qu'avez-vous écrit et publié jusqu'à maintenant ?


Mon premier roman a pour titre : « Les femmes qui se comportent bien marquent rarement l’histoire » et il est paru en mai 2018. Il relate un mois de ma vie lorsque j’ai tout quitté en France et que je suis partie en Équateur pour rencontrer un chamane shuar et vivre un mois en forêt amazonienne pour être soignée par le guérisseur. Je suis partie presque sur un coup de tête, j’ai plaqué mon boulot et j’ai vendu jusqu’à ma voiture pour payer ce voyage sans savoir si j’en reviendrais. En pleine crise existentielle, le burn-out continuait de me ronger depuis plusieurs années et mon corps physique menaçait de lâcher définitivement. L’état de mon compte en banque était lui aussi catastrophique et je n’avais plus de logement, j’étais hébergée ici et là par quelques bonnes âmes charitables.


Mon second roman est la suite du premier, mais peut se lire tout à fait indépendamment. Il est paru en octobre 2018 et son titre est : « Je ne sais pas, je suis mon coeur ». Plusieurs mois après mon retour d’Équateur (car oui, je suis revenue), j’ai rencontré l’amour, le vrai, celui auquel j’aspirais depuis toujours sachant qu’il existait, quelque part, mais sans en avoir aucune preuve matérielle. Mais une fois cet amour rencontré, la question qui se posait était de savoir s’il était possible de le vivre justement, dans la matière, au quotidien.

 

7-Comment avez-vous procédé pour publier votre livre ?


Une fois un manuscrit terminé, il passe entre les mains de bêta-lecteurs et de correcteurs. Pour les deux romans, les retours ont été unanimement favorables. Une fois les dernières corrections faites, un graphiste s’occupe de la mise en page intérieure et construit la couverture en fonction de mes demandes. Finalement, le graphiste, toujours lui, se charge de la mise en ligne via Amazon.


Depuis la sortie de ces deux livres, j’envisage d’autres alternatives qu’Amazon et même si mes livres actuels et futurs seront toujours sur la plateforme de vente, il est très possible qu’ils soient également édités via d’autres filières. Rien n’est jamais figé et au plus j’avance, au plus de nouvelles opportunités se présentent à moi. Le maître mot, comme pour tous les auteurs il me semble, est bel et bien : la visibilité. Il faut donc tenter – et réussir – à se démarquer pour trouver son lectorat et vendre ses écrits.

 

8-Êtes-vous sensible à la critique littéraire ? Comment le prenez-vous ?


Les critiques que j’ai reçues jusqu’à présent ont été peu nombreuses et presque unanimement positives. Je considère donc que je m’en sors bien. Je sais également qu’il est impossible de plaire à tout le monde et je respecte l’opinion de chacun. Une critique acerbe voire insultante n’est jamais agréable, ne nous mentons pas et si je suis une personne très sensible, je me sais aussi capable de me relever après un coup bas injustifié. Une critique méchante pour être méchante ne m’atteindra que peu et je comprendrai où en est son auteur que je choisirai alors d’ignorer. Par contre, une critique dure mais justifiée me permettra, même si elle me blesse, de me remettre en question et de réaligner éventuellement le tir.

 

9-Quels sont vos auteurs préférés ?


Je n’ai pas d’auteur préféré tout comme je n’ai pas d’acteur ou de chanteur préféré. J’apprécie les oeuvres de certains auteurs sans pour autant en être fan et lire tout ce qu’ils écrivent ou tout connaître de leur vie. Toutefois, si un auteur devait se démarquer des autres, je citerais Stephen King. Cet homme m’inspire par la constance dont il fait preuve dans l’écriture et la publication de ses romans et nouvelles. Il est bien plus que le maître de l’horreur que certains voient en lui. Il est inspiré, connecté oserais-je dire, et il fait preuve d’un sens aigu de l’analyse psychologique des personnages et des situations. Il sait manier les mots et les ambiances dans un style simple et accessible à tous. Son succès en est la preuve, non ?

 

10-Quels conseils donneriez-vous à une personne souhaitant écrire un livre ?


Écrire un livre, c’est somme toute assez facile, il suffit d’avoir des idées, un minimum de structure, un peu de confiance en soi et beaucoup, beaucoup de persévérance. Mais je pense que la différence entre un auteur et un bon auteur réside dans la capacité de la personne à se remettre en question, dans sa recherche à s’améliorer et à aller toujours plus loin, toujours plus haut. Il faut être capable de reconnaître ses propres faiblesses et se faire alors accompagner par une ou plusieurs personnes compétentes. Si par exemple, vous n’êtes pas doué en orthographe, utilisez déjà le correcteur automatique gratuit de votre traitement de texte et ensuite, faites appel à un ou des correcteurs humains. Même si quelques fautes pourraient encore échapper à la correction, on peut déjà en éliminer de très nombreuses par ces deux procédés simples. Soignez également votre style et la structure autant grammaticale que celle qui présentera votre livre sous sa forme brochée. Je lis très souvent des commentaires d’auteurs en devenir qui réclament l’indulgence de leurs lecteurs et presque à chaque fois, je me retiens de leur demander : « Si le pain que faisait votre boulanger était mauvais et que celui-ci vous demandait d’être indulgent, que feriez-vous ? Continueriez-vous de manger du mauvais pain en attendant que votre boulanger s’améliore ou iriez-vous acheter votre pain ailleurs ? Franchement ! »


Je crois qu’on ne peut pas à la fois critiquer les auteurs qui réussissent et les grandes maisons d’édition alors que l’on refuse soi-même d’être critiqué et de se remettre en question. Tout le monde est capable de s’améliorer, il suffit de le vouloir et de s’en donner les moyens. Il existe beaucoup d’entraide entre auteurs actuellement et de nombreux groupes avec des personnes qui affichent des compétences complémentaires et qui se font un plaisir d’aider celles et ceux qui leur demande parfois bénévolement, parfois à moindre coût.

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11-Je vous laisse terminer...A vous le dernier mot !


Un très grand merci pour cet entretien et surtout, n’oubliez pas de me suivre pour découvrir mes prochains bouquins qui, je me le souhaite, seront nombreux !